Vous chantez ? j’en suis fort aise ; mais qui lave vos chaussettes ?

Ceci est un rajout au texte précédent, sur le « Coro Gabriel ». Quelqu’un m’a fait la critique de valoriser des hommes en groupe : sait-on ce que font les femmes pendant ce temps ? Ce que j’ai traduit en utilisant plutôt un slogan féministe plus connu : qui lave leurs chaussettes.

Il est vrai qu’une complaisance est vite trouvée entre hommes en groupes, heureux de se retrouver, de partager des manières de se comporter, que ce soit avec des blagues sexistes ou avec des discussions militantes, et sans être très exigeants ni critiques sur les comportements personnels (lisez : ultra-tolérants). Ils peuvent assez vite (lisez : immédiatement) se trouver formidables et indispensables dans leurs activités, au point d’oublier ces contraintes de la vie qui concerne le ‘soin’ : du ménage, des enfants, de la femme et de l’homme. Et de les laisser à qui vous savez.

On peut même penser à tant d’hommes pro-féminisme qui appliquent quelques principes encourageants en ‘partage’ des taches ménagères, en présence auprès des enfants, en volonté d’uriner assis plutôt que debout, volonté de ne pas interrompre les femmes et de les écouter vraiment, etc. Tant de bons « petits gestes » (comme on dit pour l’environnement) mais qui ne forment pas un engagement suffisant pour changer la société (ou sauver la planète). Là aussi, il est facile d’être content de soi sans aller beaucoup plus loin. (Il est utile de revenir au texte sur le rôle des hommes pro-féminisme, voyez ci-dessous en février).

Il faut donc toujours avoir à l’esprit toutes les facettes du combat des femmes, violences sexuelles et violences conjugales masculines (et violences sur enfants), inéquité dans la vie professionnelle et dans les avantages ou privilèges sociaux, invisibilisation dans les médias, et partage des rôles et des pouvoirs dans la vie de couple et ailleurs, etc.

Je ne vais pourtant pas totalement disqualifier mon témoignage sur ce choeur sarde. En fait les pratiques masculines sont ce qu’elles sont, notamment lorsque les hommes sont entre eux en groupe. C’est aussi une facette de la masculinité. Elles sont la plupart du temps centrées sur la compétition et sur un « jeu du plus viril ». J’y viendrai sur la page « de la Virilité » que je viens de mettre en place. Ces aspects ne sont pas fortement thématisés (et donc critiqués aussi pour leur impact sur le changement). Il faut aussi les déconstruire. Le choeur sarde me donnait l’occasion de souligner quelques différences qui comptent. Sans aller plus loin.

Dans le cas particulier du choeur sarde, il s’agit d’une activité sociale inscrite au sein de cette communauté minoritaire. Les femmes sont présentes dans ces festivités ‘folkloriques’ (ethnologiques). Bien sûr, le contenu des chansons est conservateur ou passéiste (religion, romantisme) plutôt que militant !

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s